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A 17 heures, six ou sept obus incendiaires arrivent subitement dans les environs de la place Royale ; l'un sur l'immeuble de la Société Générale, d'autres cour du Chapitre, rue Carnot et enfin le dernier, dont je puis avoir une bougie non brûlée, rue de l'Université. Trois ou quatre commencements d'incendie sont rapidement éteints pas les pompiers de la ville et ceux de Paris.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos
Mardi 13 avril 1915,  six ou sept obus incendiaires arrivent subitement dans les environs de la place Royale

Mardi 13 – Nuit tranquille, sauf coups de canons (ou bombes) par intervalles.

Visite à St Thomas au Faubourg de Laon, aux Trois-Fontaines et au Bain-de-pieds, rue Saint-Thierry. J’étais, après midi, accompagné de Mgr Neveux. Au retour, place Royale, on nous fait des signes d’arrêter. Des bombes tombaient sur la « Société Générale » où elles mettent le feu, qui fut rapidement arrêté. Nous descendons la rue du Cloître ; Éloi, notre cocher se met à l’abri dans une cour à droite. Nous entrons dans l’Hôtel Lallemand, où nous descendons dans la cour. Cet hôtel était courageusement gardé par une bonne, qui avait même une fois sauvé la maison de l’incendie en éteignant une bombe incendiaire qui allait y mettre le feu. Nous restons là 15 à 20 minutes.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173
Tag(s) : #Paul Hess, #Cardinal Luçon, #1915
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